Sophro', notre propre souffle

Mis à jour : mars 23

C’était un plaisir de se retrouver tous les mardis soirs de 18 h à 20 h, malgré un ventre gargouillant, et une petite faim parfois. Le fait de se “poser” pendant deux heures est vraiment bénéfique pour le mental, comme pour le corps. Pour moi, la sophrologie ressemble à la méditation mais d’un point de vue plus scientifique. Avec des étapes à suivre qui mènent à différents objectifs personnels, soit une détente, un questionnement sur soi. Ou bien apprendre à gérer et accepter son stress. J’ai adoré les séances surtout les exercices assis ou couchés. Moins ceux debout, mais tout simplement car l’un de mes objectifs était de me détendre. La position debout, me fait penser à l’action. Difficile encore pour moi de rester stable, ancrer dans le sol et de ne pas bouger.


Les séances étaient claires, précises, et ordonnées. Le groupe de parole, les avis des uns et des autres s'emboîtaient parfaitement et sereinement. Les exercices étaient différents et variés. C’était des moments relaxants, souvent hors du temps. Car finalement tu ne vois pas le temps passer pendant les exercices. Ce sont des moments que je peux encore m’accorder, il me suffit de me poser et de commencer une séance. C’est abordable pour n’importe qui, et ces 6 semaines étaient une très bonne initiation. Je me suis même endormie pendant un exercice, alors que je ne pensais pas m’endormir pendant les séances. Pas mal, à travers un ordinateur, juste avec le son d’une voix. Un cours en présentiel doit être encore plus saisissant et relaxant. J’ai trouvé que c’était un très bon exercice mental, car cela me permet de “poser mon cerveau” quand j’arrive à l’appartement après une journée de boulot. Cela évite de ruminer, et fait travailler les bonnes habitudes. J’espère garder cette bonne habitude afin d’éviter de râler après une journée de travail un peu trop stressante. D’ailleurs au travail, j’utilise souvent une méthode qui marche sur moi et sur mon entourage (élèves ou collègues) : le fait de contracter/serrer les muscles, d’attendre, de sentir la tension puis de relâcher. Super efficace ! Je connaissais déjà cette méthode, mais je l’avais oubliée faute de pratique. La mémoire, les gestes se travaillent sinon s’oublient.


Ces séances de sophrologie étaient d'agréables piqûres de rappels. J’ai apprécié réécouter certains contes méditatifs, c’est fou de constater à quel point ils sont appréciés et abordables peu importe le public. Je fais écouter certains contes méditatifs à des ados, et ils sont aussi captivés et ont un point de vue qui me bluffe souvent. Donc un grand merci ! Car ça m’a permis de me rappeler le bienfait de ces contes. J’ai adoré également, les échanges en fin d’exercice. Ecouter les points de vues des autres participants apporte beaucoup. Car parfois ce sont des points de vue différents. Parfois semblable au mien, ça pousse au questionnement. Les échanges et la communication aident de manière générale à progresser, peu importe le but final. Je n’ai aucun point négatif à citer dans les exercices, car je sais que les exercices que j’ai les moins appréciés, il faudra que je les travaille, voilà tout.


Je pense que le rapport doit être différent avec un cours juste entre le sophrologue et un élève seulement. Et sur 6 semaines, nous n’avons pas vu toutes les facettes de la sophrologie et c’est bien normal. Et en même temps, j’ai envie de dire que le yoga, la sophrologie et la méditation se complètent parfaitement. Car ces trois “disciplines” ont pour ma part un but commun. Le sens que je veux bien leur donner. Et m’apporte ce que je veux prendre dans chaque discipline : une relaxation, de l’énergie, une écoute, une nouvelle manière de voir la vie. Ce sont des manières différentes de s’écouter, de s’interroger, de se détendre, d’apprendre sur soi, et sur les autres. Ce sont des expériences qui sont vitales dans un monde qui va toujours plus vite. La sophrologie permet de se poser, de prendre selon moi du temps pour soi. Pour ensuite, être là pour ses proches. Une fois que je sortais des séances à 20 h, ma vie était plus fluide, claire et détendue. Je savais quoi faire exactement, aucun stress de fin journée. Les pensées futiles étaient évacuées, les muscles détendus, le mental apaisé. Plus une énergie forte appréciable pour préparer sa journée du lendemain.

Aujourd’hui, dans ce monde rapide, se poser et observer son souffle est vital. Quand j’ai écouté d’autres personnes du groupe, j’ai été choquée d’entendre que certains avaient mal en respirant trop fort. Puis, je me suis rappelé que 2 années en arrière, je n’étais pas si différente d’eux. Comment ce monde peut-il encore exister ? Ce monde dans lequel on ne prend pas le temps de s’écouter respirer ! C’est encore possible ça ? La sophrologie est pleine de grands messages, rien qu’apprendre à respirer par le ventre ou utiliser toute sa capacité respiratoire et apprendre à relaxer ses muscles est plus qu’utile. Souvent, en pratiquant les exercices, on se rend compte des points de tensions dans le corps. D’autres fois, de l’énergie qu’il faut pour respirer. On ne peut qu'exprimer une grande gratitude, de pouvoir se poser et d’écouter notre souffle. Comprendre que le mental est lié au corps est un grand message. A quand des cours de yoga, de sophrologie et de méditation dans les écoles, collèges ou lycées accessibles comme des cours de mathématiques ou de français ? Je vote pour cette éducation qui me semble tellement vitale aujourd’hui. Je pense que je me suis égarée vers la pédagogie. Je m’arrêterai donc sur ce bilan personnel et positif suivant : La sophrologie est vitale comme notre souffle. Un grand merci à toi Mathilde ! Ne t’arrête jamais d’apprendre aux autres à respirer et à les guider vers leur propre but en sophrologie et dans la vie.


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